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TUBE A MANCHETTE
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Historique.
le tube à manchette a
été crée après la 2 em guerre mondiale.
En effet à cette époque l'aménagement hydraulique
du Rhone rendait nécessaire le traitement des alluvions par
l'injection.
Le principe n'a pas beaucoup
évolué depuis, les progrès résident:
- dans l'amélioration
des matériaux.
- une meilleure connaissance
du fonctionnement.
- une extension des domaines
d'applications
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DOMAINES D'APPLICATIONS
- En général dans
les terrains alluvionnaires (sables, graviers, galets...).
- Dans des roches décomposées,
ou hétérogènes.
- Pour l'injection des micropieux
et des tirants.
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Impossibilité
d'estimer la pression d'injection réelle au niveau du terrain.
l'effet ne peut se constater
que par essais postérieurs à l'injection.
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Gain de temps.
Revenir injecter plusieurs fois (avec un meme coulis ou un coulis
différent) sur une même tranche de terrain.
Séparation des chantiers de perforation et d'injection
Industrialisation des injections.
Meilleur gestion et controle de l'injection du fait de la systématisation.
Dans le cas des micropieux et tirants permet la reprise en cas d'anomalie.
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DESCRIPTION
Il s'agit d'un tube métallique
ou plastique, d'un diamètre de l'ordre de 50 mm (variable
selon ll'utilisation), percé à intervalles réguliers
(de l'ordre de 0,30 à 0,50 m), par 2 ou 3 trous d'une dizaine
de mm. Les trous sont recouverts d'une membrane de caoutchouc (manchette),
qui agit comme un "clapet anti-retour", permettant le
passage du coulis vers le terrain mais empéchant son retour
à l'intérieur du tube.
MISE
EN PLACE
Une fois le forage perforé,
ce tube est descendu, avec un bouchon à sa base. En règle
général il est surmonté d'un tube similaire
non percé. Ce tube appelé tube lisse correspond aux
profondeurs où l'injection n'est pas nécessaire.
Un coulis à base de ciment
est mis dans le forage, soit avant, soit après la pose du
tube (Coulis de "gaine").
UTILISATION
Délai avant utilisation
- Il faut impérativement
attendre le temps de prise et de durcissement du coulis de "gaine"
(quelques jours).
- Cependant il ne faut pas attendre
trop longtemps, car dans ce cas le coulis de "gaine"
peut devenir trop dur.
INJECTION.
Au bout d'une conduite d'injection,
l'on descend un obturateur double de façon à isoler
une ou parfois plusieurs manchettes. Puis l'on procède à
la phase dite de "claquage", en fait il s'agit de rompre
le coulis de gaine, pour permettre au coulis d'aller jusque dans
le terrain à injecter.
En principe l'on exécute
l'injection tranche par tranche en remontant.
Une fois l'injection terminée
l'on ressort l'obturateur et la conduite, puis l'on lave énergiquement
le forage , à l'eau, par l'intermédiaire d'un flexible
descendu au fond du tube à manchette (ceci pour enlever tout
le produit injecté se trouvant dans le tube, et qui empécherait
toute autre injection).
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TYPE DE TUBE
A MANCHETTE.
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Tube
métallique
- Historiquement c'est le premier
tube utilisé
- impératif si l'on doit
injecter à de très grandes profondeurs.
- A éviter si un tunnelier
doit passer au travers de la zone traité
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Tube plastique
(PVC).
Il en existe 2 types principaux:
- par éléments
vissables de 0,33 à 0,50 m.
- par longueurs variables.
Générallement
ce tube est "flush" (la partie "manchette" ne
déborde pas du diamètre du tube).
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TUBE METALLIQUE
Relativement simple sur
le principe, mais attention aux points suivants:
- les tubes ne doivent
pas avoir de "bavures" intérieures:
- au niveau du perçage
des trous
- au niveau des filetages.
- trouver la bonne qualité
de caoutchouc pour les manchettes
- trouver la bonne épaisseur
de caoutchouc.
Le tube métallique
présente un avantage non négligeable: il pratiquement
possible de le fabriquer n'importe où, à condition
d'avoir le caotchouc approprié.
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TUBE PLASTIQUE
Se fabrique uniquement
de façon industrielle.
Au passage signalons les
excellents tubes de la société SIREG.
Attention: pendant sa prise
la montée en température du coulis de gaine peut provoquer
des problèmes de déformations sur les plastiques (CUNOVO
II)
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Attention
un séjour prolongé à forte température,
ou au soleil, peut rendre le tube inutilisable.
Ceci
est plus particulièrement valable pour les tubes plastiques.
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QUELQUES
PROBLEMES
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LES
CAUSES POSSIBLES
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ET
QUELQUES SOLUTIONS
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A la fin de
la perforation l'équipement (Tube à manchette et tube
lisse) ne descendent pas.
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La boue ou le coulis de gaine
est trop épais.
Le forage a été mal fait
Le forage est trop dévié
Le forage s'est éboulé.
Le tube s'est cassé
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Mettre de l'eau dans
le tube que l'on descend
Remonter le tube et reforer.
Reforer en en controlant le fluide de perforation
"Ramoner" (mouvement de va et vient du train de tiges).
Reforer
Reforer
Tenter d'extraire le tube et reforer
Si forage dans tube pas possible faire un nouveau forage |
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Au
lavage l'eau ne remonte pas dans le tube
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Le
bouchon de pied a été oublié
Le bouchon de pied est parti
Le tube est cassé
Une ou plusieurs manchettes se sont déplacées.
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Si cela
est possible (coulis de gaine encore frais) enlever l'équipement,
sinon reforer.
idem
Reforer
Reforer ou tenter l'injection ainsi.
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L'obturateur
ne descend pas dans le tube
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Le tube
est cassé
Le tube a été déformé à sa mise
en place
Le tube a été déformé par les injection
voisines
Le tube a été mal lavé.
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Essayer de descendre
un flexible rigide de petit diamètre pour vérifier
l'état du forage.
Reforer
ou faire un nouveau forage, dans ce cas ne pas oublier de reboucher
le premier.
Si possible essayer un autre type d'obturateur, sinon idem.
idem
Laver au jet haute pression, reforer à l'intérieur
du tube ou comme ci dessus
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Le coulis ne
passe pas
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La ligne d'injection est bouchée
L'obturateur n'est pas en face d'une manchette
Le coulis de gaine est trop résistant
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Vérifier en sortant éventuellement
l'obturateur
Déplacer l'obturateur de quelques dm.
Le claquage de la gaine ne se fait pas
- Donner toute la puissance
de la pompe (débit, pression)
- Utiliser une pompe plus puissante.
- Essayer de "claquer"
à l'eau.
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Le coulis sort
par le tube
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L'obturateur est mal
gonflé
L'obturateur n'est pas en face d'une manchette
Le tube est cassé et le coulis de gaine n'est pas assez résistant
Une manchette est déplacée et le coulis de gaine n'est
pas assez résistant.
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Gonfler plus l'obturateur
Déplacer l'obturateur de quelques dm.
Reconstituer la gaine par une injection à partir de l'obturateur
et attendre la prise.
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Le
coulis sort autour du tube
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Le
coulis de gaine n'est pas assez résistant |
Reconstituer
la gaine par une injection à partir de l'obturateur et attendre
la prise. |
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le coulis sort
par le terrain
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Cela est normal si le terrain
est ininjectable
ou ne peut plus absorber de coulis
Le coulis de gaine n'est pas assez résistant et il chemine
le long du tube puis par le terrain.
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Essayer de colmater et poursuivre
jusqu'à pression limite.
Arréter l'injection et reprendre ultèrieurement.
Reconstituer la gaine par une injection
à partir de l'obturateur et attendre la prise.
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Le
coulis sort par un tube voisin
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Ce
tube est cassé
Une manchette de ce tube est déplacée et le coulis de
gaine n'est pas assez résistant.
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Refaire
le forage
Reconstituer la gaine
par une injection à partir de l'obturateur et attendre la prise.
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Après
une première injection l'obturateur ne redescend plus.
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Le
tube a été mal lavé après sa première
injection
Le tube s'est déformé par l'effet de sa première
injection.
Le tube s'est déformé sous l'effet des injections
voisines.
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Laver avec jet haute pression,
ou forer à l'intérieur du tube.
Refaire le forage.
Idem
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En cours d'injection
de l'eau sort par un tube voisin.
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C'est un signe que
l'injection est efficace (le terrain se remplit)
Cependant cela signifie que ce tube présente un défaut
- Générallement
le coulis apparait au bout d'un certain temps
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Laisser
s'écouler l'eau et à apparition du coulis boucher le
tube. |
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En cours d'injection
la pression monte brutalement.
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La ligne d'injection est bouchée
Le terrain est plein et ne peut plus absorber
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Vérifier
en sortant éventuellement l'obturateur
Arréter à la pression limite. |
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En
cours d'injection la pression baisse brutalement.
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La
"ligne d'injection" s'est cassée
Le terrain vient de "claquer"
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Vérifier
en sortant éventuellement l'obturateur.
Continuer mais attention aux soulèvements. |
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Dans tous
les cas où l'injection n'est pas possible dans un forage,
l'on peut proposer au Conseil la "compensation" des quantités
d'injection par 2, 3 ou 4 forages voisins.
Il ne faut
pas abuser de cette méthode.
Généralement
on ne l'applique qu'avant la 1 er phase d'injection, car une perforation
pourrait endommager le traitement déja en place.
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DERIVES
DU TUBE A MANCHETTE.
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Tube à
"sacs".
(utilisable dans des terrains de "bonne tenue" sur le
plan forage)
Dans les années
1970, Soletanche séparait le partie scellée de la
partie libre d'un tirant par un "sac" qui était
gonflé par injection. En fait un sac en toile de jute était
placé entre les 2 zones, et par une petite injection était
"gonflé" pour empécher le coulis de scellement
de passer dans la partie "libre". Depuis, en ce qui concerne
les tirants, d'autres procédés plus efficaces ont
été mis au point.
Cet astucieux système
a été repris pour permettre d'injecter séparément
des tranches de terrain de longueur variable.
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Tube
à brocher.
Ce procédé
a été abandonné depuis longtemps. Il constituait
à descendre un tube lisse en fond de forage et de le sceller
dans un coulis de gaine, comme un tube à manchette. Par la
suite l'on descendait un outil permettant de le découper
par tranche et d'injecter depuis le haut.
Il s'agit sans doute
de l'ancêtre du TAM.
Même si ce
procédé n'est plus utilisé l'idée peut
parfois servir pour des applications particulières.
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Pastilles
Le tube est percé
de trous munis de bouchons qui peuvent sauter sous l'effet de la
pression d'injection. Ce tube est descendu dans un coulis de gaine.
Ce procédé
ne permet pas la réinjection, car il n'y a pas de système
"anti-retour".
Sur le chantier
de Piedra del aguila il a été combiné aux tubes
à manchettes.
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Enfin ne quittons pas le
TAM sans parler de la dernière innovation en ce qui concerne
le contrôle.
Au cours de l'injection
de la ligne 2, phase 2, du métro du Caire (1996 & 1997),
il a été mis au point, de façon industrielle,
un contrôle par étiquettes magnétiques. Ce procédé
consiste à vérifier que l'injection en cours correspond
bien à celle enregistrée.
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