- - - -

METRO DU CAIRE
LIGNE 2 PHASE 2
(1996 à 1997)

Tunnels et stations pour métro.
(ouvrage neuf)

EGYPTE
rive gauche du Nil
+ traversée

Techniques

INCIDENTS

période de présence:
Janvier 1996 à février 1998


Localisations:
voir Ligne 2 Phase 2

Au cours de travaux d’une telle importance il n’est pas possible d’exclure des incidents dont la nature et les solutions apportées sont très variées.

 

Incidents pouvant avoir lieu :
  • Anomalie dans une paroi moulée au niveau d’un joint.
  • Anomalie dans une paroi moulée en cours de bétonnage.
  • Anomalie dans un massif de jet grouting.
  • Défaut d’injection dans un "bouchon " d'injection.
  • Arrachage d’un tube à manchette en cours d’excavation.
  • Anomalie d’un puits de rabattement en cours d’excavation.
  • Etc.

Soit le défaut est connu, dans ce cas l’on prend des mesures préventives
soit-il intervient sans que l’on ne comprenne l’origine et il faut alors se servir de son expérience.

 

Type de défauts connus et mesures préventives

1.        Anomalie dans une paroi moulée au niveau d’un joint
    • L’on procède à une injection de coulis Ciment Bentonite et gel, par tubes à manchettes, sur une hauteur importante, de part et d’autre de la paroi. En règle générale 5 forages de chaque coté.
      • Si la profondeur du défaut est connue l’on renforce les quantités à ce niveau.

       

2.        Anomalie dans une paroi moulée en cours de bétonnage

  • .Idem.
    • Dans ces 2 cas il faut être vigilant au moment de l’excavation et dès que le défaut apparaît, il est nécessaire de le traiter :
      • Nettoyage du béton et des armatures
      • Reconstitution de la partie défectueuse soit avec du béton soit avec un mortier à prise rapide.
      • Eventuellement une injection de produits spéciaux, à partir de tuyaux laissés dans l’ouvrage pour bloquer le nouveau béton.
3.      Anomalie dans un massif de jet grouting.
Généralement il s’agit d’une discontinuité de colonne. L’on reprend soit par Jet Grouting, soit par injection.

 

4.        Défaut d’injection dans un « bouchon ».
En règle générale ce défaut apparaît au cours de l’essai de pompage réalisé en fin d’injection (difficulté à rabattre le niveau d’eau).
Pour localiser le défaut il faut procéder aux analyses :
                Du pompage : niveau des piézomètres.
                De l’injection, pour rechercher des zones de faible pression finale ou autres.
L’on reprend l’injection soit dans la zone détectée soit sur l’ensemble (2 ou 3 manchettes).
    • Parfois l’on n’y arrive pas la première fois.
    .

Incidents non prévisibles

1.        Le niveau d’eau de la boite n’arrive pas a être rabattu de façon suffisante.

Si malgré plusieurs injections, l’on n’arrive toujours pas à rabattre le niveau d’eau, il faut étudier l’ensemble des éléments dont on est en possession :
                Rechercher si un défaut de paroi n’est pas passé inaperçu
                Etudier la prise du coulis :

      Dans certains cas des coulis d’origine organique ne peuvent faire prise en présence de bactéries présentes dans les sols (sondages et analyse de l’eau).

      • Dans cette phase du métro tous ces problèmes ont été résolus.
2.        En cours d’excavation l’on découvre un défaut de paroi.
      • En règle générale, s’il n’a pas affecté le pompage il n’est pas très important. L’on répare suivant la méthode décrite ci dessus.
      • Au cours de la réparation il faut être très prudent car l’on peut déclencher une catastrophe.

3.        En cours ou en fond d’excavation il se produit une forte arrivée d’eau par le fond.

      C’est le pire des cas.

      Au cours des excavations de station, de cette phase, l’entreprise générale a pris la précaution de ne pas ouvrir les entrées et sorties du tunnel avant que le radier définitif soit réalisé. L’on peut imaginer que si le tunnel est ouvert c’est tout l’ensemble (stations, tunnels, et tunnelier) qui peuvent être noyé.

  • Le mieux est d’exposer 3 exemples :
    • Station Sadate :
      • En fond d’excavation de l’une des boites le niveau de l’eau devenait difficile à maintenir.
        • De nouveaux puits ont été réalisés et l’augmentation du débit de pompage a permis à l’entreprise générale d’achever le radier et de mettre la station à l’abri.
      •  
    • Station Dokki.
      • En fond d’excavation il s’est produit une forte arrivée d’eau et de sable en un point précis (de l’ordre de 50 m3/h)
        • Il faut savoir que le danger est l’entraînement de fines (sable) car l’on provoque alors une déstabilisation du fond de fouille, et une destruction du bouchon d’injection. L’arrivée d’eau peut alors croître dans des proportions qui ne permettent plus d’intervention.
      • Travaux d’urgence réalisés.
        • Au-dessus de la fuite, mise en place : D’une vingtaine de tubes horizontaux avec toile filtre.
        • Plusieurs milliers de sacs de jute rempli de sable.
      • Le tout bétonné pour former un massif.

        Ces opérations avaient pour but :

        • De canaliser l’eau en évitant l’écoulement du sable.
        • De constituer une masse capable de résister à la pression de l’eau (environ 2,5 bars).
      •  
      • Par la suite il a été réalisé un certain nombre de nouveaux puits afin de rabattre le niveau à une limite acceptable pour la continuation des travaux de radier.
        • La difficulté pour la réalisation de ces puits provenait du fait que les 3 dalles intermédiaires (# 1,20 m d’épaisseur, fortement armées) étaient déjà exécutées et qu’il a été nécessaire de les traverser (12h pour percer une dalle)
        • Le pompage intensif est resté constant de l’ordre de 50 m3/h.
      •  
      • La raison la plus probable, cause de cet incident, est l’arrachage d’un tube à manchette, au cours de l’excavation, détruisant le bouchon en un seul point.
      •  
    • Station de Gezirah.
      • Globalement l’incident est identique à celui de Dokki et les travaux d’urgence réalisés sont semblables.
      • Cependant si la fuite était au début de l’ordre de 50 m3/h elle a rapidement augmenté pour arriver à plus de 250 m3 /h au bout de 7 jours. Puis le 8 em jour l’arrivée d’eau est repassée brutalement à 50 m3/h.
      • Les puits ont été réalisés et le radier a pu être achevé.
      • Sans être certain de l’origine, la thèse envisagée est l’existence d’un défaut dans la paroi entre le niveau final d’excavation et le niveau du bouchon injecté.
    •  
      D’autres incidents sont arrivés, globalement la méthode a été la même :
      •                 Canalisation de la fuite avec blocage de l’arrivée des fines.
      •                 Stabilisation du sol par apport d’une masse importante.
  •